TÉMOIGNAGE : L’île aux enfants,  Tropical Island – Part 1

Des êtres vibrants, voilà à qui nous avons à faire ici. Des êtres reconnectés à la vie, à  leur source, à eux mêmes. Cet endroit si spécial, je l’appelle l’île aux enfants, un coin de terre sauvage perdu dans la mer de Chine, à la lisière de la jungle où chacun est libre de revenir à sa nature profonde, à son enfant intérieur, vous savez, cette petite voix qui dit « j’ai faim », « j’ai soif », « j’ai besoin de repos », « je sais ce qui est bon pour toi ».Ici, on se rebranche sur l’énergie de la terre, des arbres, de la jungle grouillante. Après quelques jours pieds nus, bien reliée au sol, je sens à nouveau la sève de vie pulser en moi, intensément. Toutes mes cellules remercient cette reconnexion à la nature, au plus grand que soi, au monde. La moindre parcelle de mon corps est en alerte, prête à accueillir consciemment le sublime. Mais cet île, c’est aussi et avant tout un repaire de personnes en chemin vers toujours plus d’éveil, de guérisseurs, j’entends par « guérisseurs », des hommes et des femmes qui ont accepté leurs dons et leur facultés de transcender le « commun », qui ont osé s’aventurer sur la voie de la connaissance de soi, sur le chemin de l’humilité et de l’ouverture du coeur. Des personnes que l’on pourrait facilement catégoriser chamanes, borderline, marginaux dans la société dite « bien pensante » alors qu’il ne s’agit que d’êtres VIVANTS qui ont fait le choix conscient d’actionner, d’ouvrir et de déployer le cœur dans la matière.Chacun apporte sa pierre à l’édifice et, au gré des rencontres (jamais, au grand jamais fortuites), on finit par se trouver soi-même. L’information circule, info route annonce un traffic fluide ici dans la jungle ! Chaque vibration appelle simplement sa réponse, sa complémentarité.Le mental, on le laisse sur la rive en arrivant. Il n’est pas plus utile sous ces latitudes qu’une paire de Moonboots.La première fois que j’ai posé un pied (nu) sur l’île aux enfants, c’était il y a trois ans, un peu par « hasard »… Rires, ce mot n’est pas répertorié dans le vocabulaire local, on lui préfère largement les termes, appel, vibration, synchronicité, manifestation, autant de concepts jugés new age en Europe qui forment pourtant ici notre quotidien. Car à cet endroit du globe on vit en alignement ou on ne vit pas, c’est assez simple vu de loin. De plus près, concrètement, tant que tu n’as pas passé ton C.A.P. « être vivant », au sens le plus fondamental, trouver cet état d’être (supposé naturel et fluide), demande de la pratique.Premièrement, il faut être capable d’accepter que tout ce qui s’élève dans l’esprit, ici comme ailleurs (mais ici plus particulièrement) s’élève pour une raison. Sachant que dans cette aire de jeu grandeur nature, pour peu que l’esprit reste ouvert aux possibles, tout sera transformé, dissout et servira de marchepied à l’évolution de chacun. Et si l’on hésite encore à monter la première marche de l’escalier, tout est prévu pour faciliter l’ouverture de l’esprit : une batterie de thérapeutes dit « alternatifs » (dans la société bien pensante NDLR), de la respiration consciente à la kinésiologie en passant par le yoga, le TRE, la liste est longue… Une batterie de thérapeutes disais-je, sont à disposition pour entrer dans le travail par autant de portes. Il y a ceux qui sont publiquement « affichés », je préfère personnellement ceux que j’ai rencontrés spontanément et qui sont là de passage, comme moi.Nous sommes donc dans une véritable marmite à évolution, où décante gentiment un petit groupe d’âmes, toujours les mêmes normalement qui se retrouvent d’années en années, échangent, s’amusent, partagent, rient et repartent.Pas de place pour la croyance religieuse au sens formel du terme : Jésus, Bouddha, Mohammed ou Jean Pierre…  ici, tout le monde s’en fout ! Des actes, de l’ouverture, du cœur. Du cœur du cœur, de la haute fréquence, trois petits points…Finalement, tu sais comment tu arrives mais jamais comment tu vas repartir, différent pour sûr. Chaque instant est une surprise, peut être pas pour l’âme qui appelle à elle ces transformations mais pour la conscience du quotidien, celle qui est enfermée dans le bocal comme un poisson rouge, c’en est une assurément. Alors forcément ça fait peur. Je traverse quasi systématiquement une bonne crise d’angoisse avant d’arriver ici, me demandant ce qu’il va encore m’y arriver, mais également sur place quand ma tête bien pensante fait ce que l’on appelle de la résistance au changement. C’est un processus bien naturel que d’émettre des résistances à l’inconnu, le mental ronchonne, mais ici ça ne passe pas. Plus tu résistes, et plus la jungle qui sait pourtant se faire accueillante, devient hostile. Résister, c’est casser (le flow) et à cet endroit magique placé sur d’énormes rochers d’Onyx… et bien, non ça ne passe pas. Ici, la souplesse tu l’apprends à tes dépens après avoir réveillé quelques vieux démons et une colonie de bestioles tropicales en prime… C’est ainsi que l’on devient doux, patient, ouvert et que l’on apprend, factuellement, à suivre le mouvement…T B C

Extrait de Journal d’une Jungle, Au cours de l’Ame, Tous droits réservés Alma On Earth 2016

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