Témoignage : Le Burn Out de l’Intérieur

Février 2014, Sud Est Thaïlandais

Voyez-vous, certaines énergies sont comme des métaux lourds et les transporter à longueur de journée est non seulement fatiguant mais surtout très TOXIQUE.

C’est un peu comme lester les ailes d’une belle hirondelle. Au départ, elle trouvera les ressources pour voler quand même, pour s’accommoder de la charge, et puis, à l’usure, elle mourra.

C’est un peu ce qu’il m’était arrivé ces dernières années.

         À force d’accepter dans ma vie une haute dose de toxicité, relationnelle, professionnelle, alimentaire, j’avais fini pas griller comme un vieux toast oublié dans le grille pain.

En anglais on appelle ça un burn out.

Qu’est ce diable que cette invention américaine à laquelle j’ai bien eu de peine à croire au départ ?

J’ai mis du temps à intégrer l’idée, mais après quelques recherches rudimentaires et des échanges avec d’autres « victimes » du fléau moderne, j’ai dû me rendre à l’évidence, c’était bien un burn out que j’avais attrapé !

En 2013, j’ai décidé d’enrayer cette vilaine maladie des temps modernes.

Et pour y parvenir, j’ai mis le maximum de chances de mon côté.

C’est fou ce que la conception de la démence peut changer en une vie et en très peu de temps.

Ma décision était claire : il fallait sortir de ce mauvais pas à tout prix. Certains de mes amis proches et un en particulier (que je considère comme mon père d’adoption), m’avaient alertée des mois durant sur la manifestation d’un burn out mais je ne voulais rien entendre. Jusqu à ce que je tombe malade à répétition tant mon organisme, affaibli par une surcharge d’activité, (professionnelle, relationnelle, émotionnelle, pardon si je me répète… ) peinait à produire de défenses immunitaires.

C’est là qu’il y a eu, comme qui dirait… un déclic.

Un jour d’avril 2013, après une séance de protestation larmoyante face à un être cher, désarmé comme toujours dans ce genre de situations, j’ai pris le taureau par les cornes et commencé à faire voler en éclats tout le superflu.

ACTION ! Quand on ose gratter le vernis au dessus, on trouve des trésors au-dessous.

C’est à peu près ce qu’il s’est passé dans ma vie après avoir pris conscience du malaise et du danger.

Beaucoup de vernis relationnel à volé en éclats, comme le crépi passe au marteau piqueur, au profit de relations plus saines plus authentiques et véritablement aimantes, c’est à dire respectueuses de la liberté de chacun dans un attachement le plus minimal. J’ai osé dire merde à mon boulot, demander de l’argent et une équipe.

J’ai osé dire merde aux vampires d’énergie autour de moi, j’ai dit un grand merde à tout ce qui n’allait pas car si je ne m’employais pas à changer ce qui ne me plaisait pas qui le ferait à ma place ?

Les premiers jours du reste de ma vie…

        « On a tous deux vies. Et la seconde commence le jour ou l’on comprend que l’on n’en a qu’une. » Confucius 

Par un matin d’avril 2013, ma deuxième vie a donc pu donc commencer.

L’opération de nettoyage effectuée pendant les 6 mois suivant cette date a été sans précédent : du travail d’épuration des relations à la transformation totale de mon appartement, même mes cheveux ont eu droit à leur coupe de printemps.

Ne plus prévenir avant d’agir. Juste agir.

J’ai constaté qu’on gagne beaucoup de temps à ne pas alerter la planète entière (cf réseaux sociaux) de ce que l’on va faire mais à le faire, précisément.

Sauf que ça peut ne pas plaire à tout le monde.

Pendant ces 9 mois, je suis donc passée outre toutes les considérations qui consistent à faire ou à penser pour plaire à… (Son voisin  en général)

L’énergie de réveil qui s’est subitement élevée en moi ressemblait un peu à Hiroshima, une bombe atomique qui nettoie tout sur son passage.

D’ailleurs mon homéopathe m’avait prescrit pour asseoir cette belle transformation une bonne dose d’uranium en granules.

Et c’était bien atomique, je vous le confirme !

Et puis,  j’ai appris à redécouvrir le sens du mot PLAISIR, ce terme qui, s’il est prononcé un peu trop fort dans nos chères contrées judéo-chrétiennes, pourrait presque sonner comme un délit.

Ce mot m’avait été servi ici en Thaïlande à toutes les sauces.

De prime abord, cela me paraissait un peu lunaire, mais peu à peu l’info était passée. J’étais sur la voie de la guérison.

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