Témoignage : Au Coeur de la Mémoire Cellulaire

26 Mars 2015,

Le travail en mémoire cellulaire c’est quoi ?

Alors que notre vision peut observer les situations comme un oiseau en plein vol plané, la mémoire cellulaire, elle, elle te la fait voir de près. Elle te plonge dans les profondeurs, dans les eaux sombres et souillées du karma. Finalement c’est une méditation.

Elle te fait voir de près ce que tu ne voudrais jamais voir.

Tu rentres au plus profond d’une conscience que tu ne devrais même pas avoir. Et tu démantèles un à un les anneaux. Quand tu arrives sur un nœud, ça fait très très mal.

La souffrance est atroce, c’est celle de l’âme qui te parle, et tu vas démanteler peu à peu dans les périodes de grande agitation, non pas l’agitation mais la source même de l’agitation.

C’est comme redescendre dans les catacombes après avoir fait un tour dans le métro aérien. L’enfer et le paradis coexistent bien en chacun de nous, cela ne fait nul doute.

Tout est question de perspective.

Mais pourquoi alors, ne pas se contenter du paradis, celui qu’on se crée avec des cages dorées ou des tours d’argent et passer le reste de sa vie, inscouciants, à en profiter ? C’est simple pourtant. On peut surfer aisément.

Parce que l’âme, elle, n’oublie pas ce pour quoi elle est venue et si nous sommes assez ânes batés pour retarder la sentence, elle n’en sera que plus dure dans les vies suivantes, ou tout du moins dans le continuum de vie à venir qui cherchera, coûte que coûte à accomplir le karma, la mission.

Cette bataille que je livrais actuellement en conscience et avec conscience de mes vies « passées » ressemblait au dernier duel de la dernière vie. Bien que je n’ai aucune assurance de ne pas revenir. Seulement à ma mort et en fonction du chemin parcouru, nous pourrions faire état de la situation.

J’avais choisi, et maintenant j’en étais là. Secouée par des coulées de boues qui m’embourbaient l’âme et l’esprit. Je me débattais dans ce capharnaum, pourquoi ? comment jusqu’à quand ?

J’avais les réponses en moi mais mon ressenti était celui de déraciner un baobab à six pieds sous terre.

D’aller à la rencontre de la graine fautive, celle qui avait engendré toutes les autres. En conscience, toujours.

Ne s’attacher à rien ni personne, tracer la route qu’elle soit remplie d’orties ou parsemée de roses. Dans les deux cas il y avait des épines et il valait mieux dans ces conditions porter l’armure du guerrier qu’une robe printanière.

Traverser encore et encore, se détacher de l’impression, qui n’est qu’une empreinte comme son nom l’indique, aller au devant, accepter, laisser l’égo se briser encore et encore jusque dans les moindres recoins. C’était sale un égo brisé, ça laissait des traces partout. Il fallait nettoyer encore, encore, encore. Ca n’était jamais terminé. La tâche d’une vie. Heureusement que j’étais espagnole dans celle-ci et que le ménage était une valeur aussi sûre chez les femmes que le football chez les hommes.

Accepter de mourir à chaque instant et de renaître, c’est ce que je faisais depuis longtemps mais plus précisément depuis 9 mois. Mourir, renaître, tout casser, c’est faux, c’est la vue fausse, reconstruire. Essaie encore, tu te trompes toujours, recommence. Non toujours pas. Descends plus profond et tu verras. Casse, nettoie rebâtis, casse nettoie rebâtis. Jusqu’à ce que tu comprennes le grand détachement et que tu cesses de t’agiter comme un ver dans un bocal.

A cet instant, j’avais l’impression d’être dans un entonnoir, la sensation était présente depuis mon retour d’Asie mais là je comprenais que ce n’était pas juste une sensation mais bien mon âme qui était dans un entonnoir, en train de s’incarner dans son chemin de vie, en train de réaliser un souhait émis il y a peut être des centaines ou des milliers d’années. Une âme qui trouvait enfin la voie juste pour elle après mille détours. Et bien sûr elle avait décidé de s’incarner chez moi, une petite nana de 34 piges au visage sans âge. Je l’aimais beaucoup cette âme mais ces temps-cis elle venait perturber tous mes plans.

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