Se redéployer, à l'aube d'un nouveau jour…

Après la grande plongée sous-marine, celle où l’on voit toute la boue de près, après que tout s’est élevé, qu’on a bien pris plein les naseaux, vient le temps de la grande dissolution.

On traverse des tunnels, des cavernes, d’épais amas concentrés de noirceur, celle de l’esprit, c’est organique, de la noirceur partout autour, comme un épais nuage de suie après l’irruption du volcan.

Et puis, un matin, on se réveille et le nuage s’est dissipé, tout ce qui était épais s’est transformé en une mince pluie. Le soleil a reparu. On se demande à quoi ça a servi de passer au milieu de la tourmente puisqu’il faisait soleil avant aussi.

Mais le nouveau jour qui s’ouvre est plus lumineux, plus vaste.

La lumière qui nous traverse a cette note dorée des grands jours, ceux où l’on sait instinctivement que quelque chose de bon va se passer.

A la lueur de ce nouveau ciel, on perçoit alors avec plus de précision, plus de finesse, tout ce qui constitue notre univers limité. Etrangement, tout ce qui paraissait insurmontable, inévitable, immuable, tout cela a fondu comme un œuf en chocolat oublié en plein soleil…

L’œil se pare d’un rayon de lune et irradie la paix sur tout ce qui l’entoure.

La paix est là, elle ne partira pas.

Là où, auparavant le centre pouvait sembler flou, épars ou désordonné, on le perçoit maintenant compact, comme une balle de ping pong.

Avec la précision de l’archer, lancer la flèche et tracer de nouveaux chemins de lumière sur l’horizon immaculé.

Marcher pieds nus sur la rosée du matin, semer des graines de joie tout autour.

Se retourner, et voir fleurir les coquelicots…

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