*** Poussières d’étoile ***

L’histoire de la princesse qui se souvenait de qui elle était…

img_4277Il était une fois dans un grand empire, Ephelia, une princesse qui avait tout pour réussir. Elle était née belle et dotée d’une grande intelligence, avec la grâce des Dieux.

A sa naissance, plusieurs fées s’étaient penchées sur son berceau. Elle réussira en tout dit l’une, elle aura de la malchance en amour dit l’autre. Je la protégerai toute ma vie dit la troisième.

Forte de ces prédictions, la jeune Ephelia, traversa l’enfance tant bien que mal, bien souvent chassée par ses congénères, exclue des clans, et pourtant toujours naïve et pleine de foi, cherchant à se faire des amis et à faire du bien aux autres, autour.

Arrivée à l’âge adulte, toutes ces batailles commencèrent à peser dans la balance et à créer des trous dans la bulle d’amour qui l’entourait. La protection était là mais la malédiction de la mauvaise fée commençait à grignoter la lumière dans l’esprit d’Ephelia.

A 21 ans, l’âge de la majorité en ces temps, Ephelia épousa un prince de lumière. Le prince la protégea, la protégea autant qu’il le put… Mais au fil des années, la noirceur envahissait de plus en plus l’esprit de la princesse et la malédiction de la mauvaise fée commençait à se réaliser. Peu à peu, elle délaissa la pureté de l’amour pour succomber aux tentations de la chair, de la fête et de la vie mondaine.

Un jour le prince partit poursuivre sa vie paisible ailleurs. Ce fut alors le début d’une grande période de catastrophes pour Ephelia.

Elle ne se sentait plus protégée. A la recherche de la protection qu’elle croyait encore extérieure, notre princesse se laissa happer par moult pièges. Elle tomba dans les ornières du désir, dans les griffes de la jalousie d’un entourage impitoyable. Le monde extérieur semblait se faire un malin plaisir à détruire la jolie jeune femme comme les sœurs de cendrillon s’acharnent sur sa robe…

Des années durant, Ephelia dut se battre contre les jeux du sort. Rapidement, la maladie, la pénurie, arrivèrent. Petit à petit elles commencèrent à ronger la jeune femme de l’intérieur. Subrepticement, comme le ver ronge la pomme. Au départ, ça n’est pas visible et puis un jour, la pomme n’a plus de fruit que le nom. Sous sa mince peau, il n’y a plus rien. Le ver l’a complètement dévorée de l’intérieur.

Lorsque le mal eût tellement atteint le corps de la jeune Ephelia, elle fut prise de panique et comprit que ses jours pouvaient désormais être comptés.

Que faire… Obstinée, elle décida de se reprendre en main et d’appeler à l’aide. Mais la pauvre princesse venait d’un royaume où le mal n’existait pas. Elle n’imaginait pas que les personnes qui lui proposeraient de l’aide voudraient en réalité quelque chose en échange. Quoi ? Elle ne le comprenait pas. Une parcelle de lumière ? Un peu de sa beauté ? Bien souvent en réalité, du pouvoir. Les prétendus « aidants » cherchaient à prendre le pouvoir pour contrôler cette créature qui de toute façon les dérangeait.

Le temps passant, la princesse commença à se décourager, à ne plus y croire, elle perdit foi en son étoile qui pourtant l’avait toujours guidée jusqu’alors. Elle ne croyait plus aux cœurs purs.

C’est à ce moment précis, lorsqu’elle avait abandonné tout espoir de lumière, que la fée bienveillante réapparût :

« Ephelia, dit-elle, tourne ton regard vers les étoiles, que vois tu ? »

Ephelia dans un sursaut se mit à observer le ciel. Les étoiles scintillantes, apparemment immobiles, étaient, lorsque, l’on s’y attardait un peu, en mouvement. De la matière en mouvement.

« Les étoiles bougent et elles brillent » répondit Ephelia à la fée. On dirait que personne ne peut arrêter leur voyage. »

« Les étoiles sont de la matière en mouvement, de la matière noire, répondit la fée. Sans le soleil qui les éclaire, tu ne pourrais pas les voir briller. Il en est de même pour l’être humain, sauf qu’il aime souvent se complaire dans la noirceur car l’humain oublie souvent de voir son soleil. Tu viens de parcourir un très long chemin, Ephelia, tu as traversé les couches successives de la souffrance pour mieux la comprendre. Mais souviens toi, lorsque tu étais enfant, tu regardais ton soleil et comme ta bulle était parfaite tu le reflétais. »

« Oui, je me rappelle », c’est limpide maintenant, répondit la princesse. » Elle ferma les yeux et aperçut à l’intérieur, en son cœur un immense puits de lumière. La chaleur qui en émanait rejaillit immédiatement sur toutes ses cellules et se mit à tisser un canevas parfait. La maladie qui la rongeait fut absorbée par la lumière, un sourire se posa sur ses lèvres. Elle était libérée.

« Maintenant que tu as compris, Ephelia, que vas tu faire ? » reprit la fée.

« Poursuivre le chemin de lumière ma bonne fée et illuminer les cœurs tout autour « …

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