La Plume de l’Ange, Eps. 8, Le Rêve & La Cascade

Parfois,IMG_6065 en écoutant le silence, une voix se fait entendre… Inspirez et laissez-vous guider…

« Certains jours, je te vois t’agiter, un peu comme un ver de terre qui se serait égaré sur le bitume. Tu cherches la terre nourricière
au-dehors alors que je te prie de te tourner vers l’intérieur…

Le jardin est en toi mais parfois tu l’oublies…

Tu te « crois » sans protection, tu gigotes, tu laisses ton énergie s’éparpiller et tu ne me vois pas. Tu as tendance à oublier que tout ce qu’il t’arrive n’est qu’un rêve.

Cesse de croire à ce que tu vois… cesse de croire que tout cela est tangible.

Moins tu t’agiteras et plus la clarté apparaîtra. Il n’y a pas à avoir peur, il suffit juste de contempler.

Tout ce qui apparaît est la conséquence d’une succession de causes et d’effets.

Redresser la barre, agir avec courage, c’est simplement accepter le processus et rester vigilant chaque jour qui passe.

Nul besoin de s’agiter, nul besoin d’épiloguer. Quand tu épilogues, tu tournes autour du pot, au sens propre : tu restes en périphérie, loin de ton « centre »… et c’est là que tu perds un temps précieux pour avancer vers une meilleure version de Toi-même.

Nous n’avons pas le temps, nous n’avons que l’instant pour parer à l’urgence de vivre .

Que tu traverses un désert ou une forêt luxuriante remplie de fruits juteux, n’oublie pas que tu ne fais que « traverser ». Rien n’est immobile à part ton esprit qui fige l’image par endroits…

Tout est « passage » et chaque passage te montre ce qu’est la manifestation.

Rien de ce qui apparaît n’a pris racine ailleurs que dans ton esprit.

La pratique, c’est accepter cela, rester calme au cœur de la tempête mais aussi parmi les tiens : quelles que soient leurs réactions, essaie de rester dans l’action plutôt que de céder à l’agitation. Il n’y a ni succès ni échecs, il y a simplement des passages.

Celui qui a « décidé » de voir un mur verra le mur. Nous voyons tous des murs, nous avons tous des croyances qui nous enferment…

On se crée des murailles pour se rassurer, des limites du connu qui nous donnent l’illusion de la sécurité. Pourtant, elles nous éloignent de nous-mêmes.

Regarde bien, prend un peu de hauteur… Vois-tu qu’au-delà du mur coule une cascade ? Une pluie dense qui s’écoule sans discontinuer. La vois tu ?

Lorsque tu traverses un creux, repense à cette cascade. Ressens cette cascade en Toi, sens la parcourir tout ton être.

Tu sens la fraîcheur ? Elle ne provient pas de l’extérieur mais bien de toi.

Tu ES la cascade :  jaillissante… un geyser qui n’attend l’aval  de personne pour couler encore et encore.

Sens la chaleur dans ton plexus, sens l’eau bouillonnante ruisseler et circuler. Souple, malléable, brûlante ou fraîche, cette eau sacrée s’adapte à tout. Car la vie ne s’arrête pas au feu rouge :  elle se propage organiquement.

Cesse d’ériger des barrages, laisse simplement les choses suivre leur cours comme l’eau suit le cours de la rivière.

Si tu sens que cela déborde appelle moi, je t’aiderai à remettre le fleuve dans son lit. Je suis là pour ça. N’hésite pas. Parfois je vaque ailleurs car le monde est vaste mais j’entends toujours tes appels.

Surtout n’oublie pas  que tu ne peux pas te perdre, tu ne peux être stoppé tout comme ta source ne peut tarir.

Quand tu as l’impression de t’égarer, rappelle toi que c’est une impression et reprend le chemin  de la cascade. En remontant un peu plus haut, il se peut que tu aperçoives la source… Et que tu comprennes encore mieux le Grand Rêve…

Essaie juste une fois…

Tu me raconteras… »

Un Ange qui passait par là

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