J+30 Dans la Jungle

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« A partir du moment où l’être humain décide de ne plus vivre selon la peur mais selon la foi, il ouvre une porte vers les étoiles. »

Lundi 12 janvier 2015

Je sens que cette journée va être auspicieuse.

Mon intégration sans la grande famille de la jungle a bien eu lieu.

L’être humain dispose de fantastiques capacités d’adaptation. Je n’irai pas jusqu’à réserver mon aller simple sur mars one mais je constate à quel point en quelques semaines tout mon métabolisme s’est transformé pour mieux s’adapter à l’environnement ambiant.

Je m’endors désormais bercée par le roulis des vagues et le cri du gekhô alors que  le chant d’une multitude d’oiseaux tropicaux me réveille chaque matin.

Voici un mois tout juste que j’ai quitté la capitale de béton française pour venir me réfugier dans la jungle du Sud est de la Thaïlande.

Lorsque rien ne va plus, mère nature m’accueille ici en son sein,

Sur l’île fantastique, les jours s’égrènent comme des secondes et plus le temps passe, plus je m’aperçois que Tout absolument tout est possible ici bas.

A partir du moment où l’être humain décide de ne plus vivre selon la peur mais selon la foi, il ouvre une porte vers les étoiles.

Accepter de se jeter à bras ouverts sans espoir ni craintes revient à déverrouiller un nombre infini de cadenas en soi et autour de soi.

On dissout les barrières et on en arrive à un stade ou l’esprit ressemble à une grande purée de pois. Il ne tient qu’à nous de remodeler cette énergie pour la façonner comme bon nous semble. Pour autant, il est important de préserver la vue juste et je prie chaque matin pour que l’anarchie ambiante ne vienne pas me distraire de la voie. Celle du milieu que j’ai commencé à découvrir il y a quelques années, à mes 30 ans, et que je suivrai jusqu’à la fin de cette incarnation.

Pour être bien sûre de fondre, j’avais en outre choisi l’endroit ou je pourrais aussi ressentir la dissolution dans mon  corps physique.

Ici mon corps est malaxé, traité, aimé de toutes parts avec plus ou moins de violence. Je ne suis  pas habituée à recevoir autant de massages, autant de contacts physiques. Je crois que quelques semaines en Thaïlande ont fait exploser le quota de contacts physiques des 34 précédentes années.

« Mais que faisais-je donc dans la jungle ? » me demandaient les gens en Europe.

J’y faisais une introspection, une méditation géante, corps et âme ; chaque jour je m’employais à stabiliser l’esprit, à maintenir un état d’esprit lumineux positif et Aligné.

Il n’y paraît pas ainsi mais la tâche mérite qu’on s’y attarde tant de vieux schémas ancestraux, karmiques, sont engrammés dans le corps.

Ma lecture du moment, biologie des croyances de Bruce Lipton, prônait un libre arbitre total du corps de l’esprit et de la cellule vivante. J’avais décidé d’appliquer cette réflexion à mon propre corps, de me placer au coeur de la vie. Cette vie que j’avais vue si souvent d’en haut tant j’étais jusqu’à présent « perchée » aux dires de certains, mal ancrée aux dires d’autres, chamane pour les plus compréhensifs.

Le jugement

J’apprends aussi ici à ne pas me juger mais plutôt à tirer leçon de mes erreurs pour ne pas les reproduire.

L’expérience de l’instant sans attente ni attachement était aussi l’un des défis majeurs de mes voyages.

Lorsque l’esprit parvient à accepter les émotions, les phénomènes et les personnes tels qu’ils sont, sans rien en attendre de plus et sans projeter quoi que ce soit de plus, le présent devient un pur émerveillement tant il regorge de surprises et de richesses.

Cette grande ouverture je la souhaitais à tous, au moins une fois dans sa vie. L’ouverture aux possibles, une infinité de possibles.

Accepter

Accepter que le corps, l’esprit ont leurs propres rythmes, que tout n’est pas parfait, que la volonté ne sert à rien d’autre qu’à entraver mais que la direction, elle, si elle est justement Orientée, mène toujours à bon port. Accepter que le port n’est pas l’arrivée mais le départ que rien n’est figé, que l’impermanence est la clé de la grande illusion, la réponse au statisme créé de toutes pièces par nos projections mentales. Et accepter de naviguer ainsi dans notre petit véhicule en douceur au gré du vent, des vagues, sans accroc.

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