Détox à tous les Etages ! ou Comment "Ménager" sa Vie. (Post Burn Out épisode 2)

La Détox, ce mot à la mode, qu’on nous sert à toutes les sauces, parlons en…

Vous est-il déjà arrivé de détoxer TOUTE votre vie ? Mais vraiment toute toute votre vie sur plusieurs plans ?

C’est de grand ménage qu’il s’agit ici (pour ne pas effrayer les lecteurs, je précise qu’étant fille d’immigrés espagnols, je porte le gène du ménage en moi, il est donc plus aisé de le faire travailler à plusieurs niveaux dans mon quotidien.)

Simplifier

Bon, on te l’a dit, tu te le répètes, il s’agit de simplifier. Alors tu simplifies encore et encore dans tous les sens depuis déjà quelques temps.

Tout a commencé il y a deux ans quand j’ai retourné mon appartement, cassé les murs et vendu absolument tous mes meubles. Je me suis soudainement sentie, comment dire… plus légère !

Et puis la détox s’est peu à peu infiltrée dans tous les domaines.

Qu’est ce qu’on mange ?

Pour raisons médicales, il m’a fallu changer d’alimentation il y a quatre ans. Sans vraiment le décider, je n’avais guère le choix. Depuis, même si tout n’est pas guéri, je prends soin de manger autant que possible des légumes, de saison, d’éviter les sucres, malheureusement l’alcool n’est plus pour moi non plus, manger et boire chaud en hiver pour préserver les viscères, du cru en été depuis que mon corps le permet, avec des jus de légumes gorgés de vitamines dès le matin. Et bien sûr, les cures de tisanes, qu’elles soient home made à la française* ou prescrites en médecine chinoise, sont devenues un rituel aux changements de saison.

Une fois le corps « relativement » nettoyé de tous les métaux lourds et toxines qui l’encrassent, on commence à avoir les idées sérieusement plus claires et le teint plus frais. Je ne ferai pas l’apologie ici du « tu es ce que tu manges » mais il est vrai que malgré la part d’ascétisme (pas très fun) qu’implique tout régime alimentaire, une alimentation plus verte et moins toxique contribue à une plus grande clarté d’esprit.

Sauf que manger différemment si on n’apprend pas à se reposer, à faire des pauses et à penser autrement, ça ne sert pas à grand chose, hormis à se donner bonne conscience.

Restaurer les équilibres

Il s’agit pour récupérer ce potentiel d’énergie à notre disposition de restaurer les équilibres dans tous les domaines, d’aller colmater les trous par lesquels s’échappe l’énergie. Me concernant, il y a encore un an, j’étais plutôt dans la catégorie passoire. « Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous… » Le poinçonneur des lilas nous avait fait un carnaval de confettis ! Alors, j’ai commencé à boucher les trous, un par un (c’est long, être patient).

De la parole

J’ai d’abord appris ou plutôt le burn out m’a appris à mesurer ma parole. Car quand tu es crevé, naze, au bout de ta vie, la première chose que tu commences à faire c’est à te taire. On perd tellement d’énergie dans des mots inutiles, le plus souvent pour corroborer des échafaudages mentaux aussi branlants qu’un palais vénitien. Parler juste, parler utile, parler gentil s’impose subitement en maîtres mots… Le silence c’est beau aussi, cela laisse la place à l’autre, à l’écoute active. Et pardonnez mon côté trivial mais fermer un peu sa bouche, ça fait déjà un trou de sauvé…

Les modes relationnels

C’est là que le bât blesse, la partie la plus ardue du rescapé du burn out c’est celle-ci. Quand on a été habitué à vivre le « trop bon, trop con » à 200% toute sa vie (pour moult raisons qui remontent loin et qui incombent à chacun) procéder au renversement de la vapeur nécessite une bonne dose de confiance agrémentée d’une pincée de courage et d’un grand lâcher prise. Je m’explique. Dénouer des schémas relationnels toxiques ne signifie pas rompre avec son entourage, non. Mais cela peut être perçu comme tel par ceux ou celles qui ne voient de leur fenêtre que « par référence à ». Au connu en l’occurrence. Il faut donc s’attendre, lorsque l’on s’attèle à ce genre de métamorphose profonde, à déplorer quelques pertes… Car si VOUS êtes apte au changement, malheureusement, une partie de l’entourage ne suit pas toujours, n’encourage pas vraiment et aurait même parfois tendance à vous mettre un petits fagot de bâtons dans les roues, histoire de voir si vous pouvez danser le sirtaki gaiement en toutes circonstances ! Ca n’est pas volontaire, on n’en veut à personne mais cela fait partie des obstacles à contourner quand l’heure de la transformation sonne …à notre porte.

Et de s’ouvrir au nouveau, confiant et sourire aux lèvres ! Un bel exercice de détachement.

La prise en charge énergétique

Se transformer, laisser le passé derrière soi, c’est aussi savoir ce qui est bon pour nous, d’un point de vue, vibratoire, énergétique. Cela peut passer symboliquement par une refonte de sa garde robe, une nouvelle coupe chez le coiffeur ou un relooking total de sa maison mais, plus profondément, cela signifie, porter en soi l’énergie juste, se reconnecter à ses ressources et à son plus haut potentiel, de vie, de joie de créativité.

J’ai testé cet été une technique de rééquilibrage énergétique très simple : la trame énergétique**. Après une heure de travail, sans parole (ça tombe bien pour une carpe comme moi) on ressort léger, aligné, recentré sur ses besoins profonds. Comme un nouveau souffle qui vous pousse dans le sens du vent. Et lorsque les vents contraires ont tendance à se déchaîner, un petit coup de repulp énergétique, ça évite de jouer le remake de Don Quichote ! Bref, ça ne fait pas de mal. Ca a un coût, certes, mais, si l’on se respecte un tant soit peu on comprend qu’on en vaut le « coût », justement.

Savoir prendre soin de soi

Car prendre soin de soi, ça n’est pas juste une histoire de coquetterie. S’enduire de cataplasmes aux herbes pour avoir le teint frais, et être aussi précis à l’eye liner que Clint Eastwood au 12 coups, c’est habile, mignon, important mais pas suffisant.

Savoir prendre soin de soi, c’est savoir s’aimer. Aimer ce précieux corps humain comme diraient les tibétains. Vous savez, ce truc, ce véhicule qui nous conduit de la naissance à la mort. Et en prendre soin passe avant tout par lui redonner le flux d’énergie dont il a besoin pour avancer. Bon nombre de soucis collatéraux peuvent ainsi s’éliminer à la source. Avoir le réflexe de recharger sa batterie, seul si l’on a la chance de vivre dans la nature, par exemple, ou avec de l’aide, si elle s’avère nécessaire, ça n’est pas un signe de faiblesse mais plutôt de sagesse dans le monde du toujours plus vite, toujours plus performant dans lequel nous vivons. Que nos pas foulent la verte campagne, la plage ou le pavé, savoir aller chercher de l’aide pour escalader les murs de nos interdictions, lancer un pavé ( justement) dans la mare de nos émotions et aller voir ce qui s’y trame, c’est pas mal.

Gérer ses émotions

Là on est sur le nœud du problème. Pardonnez-moi l’expression mais les pétages de plomb modernes, sont bien souvent liés à une non-gestion de nos émotions perturbatrices. On les laisse stagner en nous comme l’eau noirâtre de l’étang et puis petit à petit la boue absorbe l’eau, elle s’incruste un peu partout et là et bien on est un peu … dans la merde.

Alors apprendre à identifier ses émotions, au jour le jour, à faire une check list de ce qui a fonctionné ou pas, de comment j’ai réagi à tel ou tel événement, ça n’est pas du temps perdu. Bien au contraire, cela permet de conserver la libre circulation du flux en nous. Et d’éviter les pépins de toute sorte qui, comme tout pépin un peu coriace jeté négligemment dans la terre peut en quelques années donner naissance à un arbre. Planter des graines choisies plutôt que des pépins, moi ça me semble plus sage. Mais chacun fait comme il veut.

Et puis bien sûr, il  y a un pendant matériel à tout cela. Le ménage de printemps ou d’automne, au choix. Vous savez, quand on décide de « feng-shuiser » son environnement ? Je fengshuise, tu fengshuises… Nous… J’adore inventer des mots. Bon enfin quand on fait le vide quoi.

Faire de l’espace

Ce moment où tu vides ta vie du sol au plafond en passant par le bibelot inutile, l’abat-jour que tu ne peux plus encadrer depuis des lustres, points de suspension… mais que tu n’as jamais eu le temps de changer, ces montagnes de fringues qui ne sont plus toi et qui dorment dans ton dressing..

Ce moment, où après avoir soigneusement nettoyé tes schémas, tu en viens à revisiter, physiquement, ton décor intérieur et où tu prends ton courage à deux mains pour, (oui encore une fois) tout changer… Grande solitude…

Surtout quand tu réalises que tu vas devoir opérer un destockage massif de la moitié de ton placard pour cause de tailles over size. Point zéro (encore) jean-Converse-T Shirt blanc. Restart.

Finalement, tu te dis que la Converse est une valeur sûre : elle est toujours là dans les moments délicats, elle ne te juge pas, te sert du mieux qu’elle peut et a une durée de vie incroyablement supérieure à la moyenne de la chaussure sportswear. Mes converse (12 ans d’âge) et moi, on est un peu comme un vieux couple. Je finirai par les coucher sur mon testament ces bonnes vieilles All Star.

Bref, l’opération est un peu douloureuse au départ mais en ce qui me concerne, je me transforme rapidement en catapulte à vieilleries. Gare à qui se trouve sur mon chemin ces jours-là ! Arrière, chevalier, si tu ne veux pas finir dans le conteneur vert. Ou peut-être dans le jaune si toutefois tu es recyclable !

Mais bon : on détoxe ou on détoxe pas ma bonne dame ! Créer de l’espace dans nos intérieurs, dans nos maisons, ça fait aussi de l’espace dans la tête, ça maintient dans le mouvement, dans la conscience de l’impermanence, que rien n’est figé, pas même le tableau de ta grand-mère, là juste au-dessus de la cheminée.

Dans ces moments-là, on est sûrement un peu dans le vrai. A quoi bon s’encombrer de toutes ces habitudes et ces objets inutiles ? On ne les emportera pas dans la tombe, ni vous, ni moi. Surtout pas moi qui souhaite être incinérée, c’est mon côté monomaniaque du ménage. Je n’aime pas laisser de traces. Quelques cendres éparpillées où bon vous semblera feront l’affaire. (Dans un champ ou une forêt tout de même, mon ego n’est pas encore prêt pour la cuvette des toilettes.)

Mais pour l’heure on joue à la mort pendant la vie, une sorte d’entraînement. Mourir à soi-même, aux autres, aux illusions de permanence et autres artifices de nos chères existences ici-bas. Jusqu’à atteindre ce point de vue détaché et amusé.

Le Ménage de vie, au propre ou au figuré, c’est un art de vivre !

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** Plus d’info sur la trame énergétique ici : http://www.la-trame.com

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