Sortir de la boucle, à propos du détachement

Parfois tu tournes, tu tournes, tu tournes, tu repasses dans la boucle, une deux, mille fois, tu repasses sur le nœud comme dans un tourbillon, dans un mouvement concentrique, c’est ce que les bouddhistes appellent le cercle du Samsara. En vérité, ça n’est pas vraiment un cercle mais plutôt une spirale.

Car tout notre corps est construit de cette façon, de même que les galaxies, les univers, tout tourne. Dans notre esprit c’est pareil, il y a des cycles à respecter, et ce mouvement concentrique qui nous fait repasser par les mêmes zones tant que nous n’avons pas défait un schéma. Et puis, un jour, on tourbillonne, on redescend à la racine, là où la graine a germé. A force d’avoir fait le tour, on accepte de plonger à la source, de remonter la causalité et d’arracher une à unes les nombreuses racines de l’habitude mentale, du schéma entièrement auto-créé par notre esprit.

 Après avoir refait quelques tours de grand 8 d’un schéma émotionnel répétitif et récurrent, notre volonté lâche et accepte enfin de rendre les armes.

C’est alors que l’on peut commencer à remonter à la racine sans filtre et sans jugement, se permettre d’étudier la situation de manière factuelle. C’est là l’un des miracles de la méditation.

En remontant à la source, on finit par identifier tout le circuit de l’information, pour trouver la graine fautive qui a fait grandir le karma.

Pour plonger, il faut abandonner la peur au garage et l’espoir à la cave et puis y aller. Ca n’est pas agréable : observer un schéma répétitif à la lumière d’une profonde méditation, c’est accepter d’en voir tous les aspects, les bons et les moins bons, accepter de ne pas les juger mais de simplement remonter la filière de causalité de façon factuelle, un peu comme un technicien identifierait une panne d’électricité. On suit le fil rouge jusqu’au point de suture défectueux. Puis on dessoude, méticuleusement juste à temps avant le court-circuit qui pourrait mettre en péril tout le système.

Le problème insoluble devient alors d’une simplicité enfantine. Mais pour cela, il faut au préalable se préparer à voir le noir comme le blanc, accepter de mettre en lumière sa zone d’ombre.

Tant que toutes les cellules ne sont pas prêtes à voir la situation dans son intégralité, tant que la conscience n’est pas suffisamment ouverte, ça coince. On se ment, encore un peu, sûrement moins qu’avant mais il en reste encore.

Continuons donc à approfondir !

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